Cet été là


J'écrirai ton nom

Prisonnier de ton tendre regard
J'ai voulu faire parler mes yeux
Reflet de mon coeur à ton égard
Laissant échapper une larme aux cieux.

S'il est un aveu difficile à faire
C'est bien celui d'un esprit troublé
Comment te dire ce soleil, ce grand mystère
Que j'ai voulu te faire partager.

Ton sourire n’exprime que gentillesse
J'aurais aimer dessiner tes lèvres sensuelles
Du bout de mes doigts pour lire ta tendresse
Qu'il doit être bon de s'abriter sous ton aile.

Souvenir, il me suffit de fermer les yeux
pour que le parfum de tes cheveux m’enivre
Pardonne moi ce baiser hasardeux
Mais un coeur impétueux crie sa joie de vivre.

Je revois mon visage enfoui dans tes fins cheveux bouclés
Ton corps troublé et timide
Vaincu par ce hasard et par ton éclatante beauté
Je me prends à rêver à un doux idylle ou à un amour torride.

Oui, faible et mené par les mouvements de mon coeur
Je suis un de ceux qui sont prêts à élever un temple à l'amour
Accepte d'être ma muse, ma déesse et mon bonheur
Que pourrais-je bien faire pour te ravir pour toujours.

Et je me prends à rêver encore et encore de toi
Qu'il doit faire bon dormir sur ton épaule fragile
Te prendre la main ou t'enlacer dans les bras
Mais où irais-je encore pour ne point te froisser, ma petite fille.

Pourtant sans aucun droit à ton égard et déjà prisonnier
J'ai peur de l'instant où tu ne seras plus là
Jusqu’où mes rêves vont-ils me persécuter
Si j’osais, je te demanderais de rester prés de moi.

J'ai mal de te savoir ailleurs
Heureuse et insouciante sans moi
Se peut-il que tu restes indifférente à mon malheur
Pourquoi l'amour nous malmène-t-il comme cela.

Il me reste mes pensées et puis mes rêves
Et si c'est cela tout ce que tu me laisses
Sache qu'ils sont pour moi toute la sève
Qui m'anime et fait vivre ma tendresse.

Et sur cette plage déserte je dessinerai
Ces quelques lettres merveilleuses
Marque fugitive d'un amour passionné
Ombre d’un jour, te voilà bien silencieuse.

Désespéré devant cet amour impossible
J’implore les dieux à mon secours
Dieux de l’ancienne Egypte, ne restez pas insensibles
Amon Ré, Isis déesse de l’amour.

Recevez pour offrande ces quelques lettres
Protégez celle qui les porte, ma douce folie
Ame fragile, tendre et heureuse d'être
Aidez moi à séduire ce coeur chéri.

Pardonne à mon coeur amoureux;
Mais je paierai de ma souffrance
Ces gestes maladroits, ces élans impétueux
Pourrais je un jour vaincre ton silence ...

Et te faire entendre le murmure de mon coeur malheureux.


Sentiers Poétiques ©1997 par Vincent Di Sanzo
vous pouvez envoyer un courrier à l'adresse suivante : vdisanzo@teaser.fr
ou bien signer le livre d'or.