Le soir charmant


Samedi

Aujourd'hui encore j'ai pu mesurer ton emprise bien involontaire sur mon esprit. Et c'est la conscience dans la rêverie que je continue à tacher ce papier. Ecrire, écrire pour mieux canaliser cette sensibilité et cette imagination débordante. Quel tourbillon entraîne encore mes pensées vers cet amitié inaccessible, vers ce bonheur impossible. Je sais que ce que je vis là n'est qu'un rêve. Fruit de ma passion, évasion hors du réel.

Quelle merveille que tu puisses inspiré une telle passion... Puisant à des sources mystérieuses tellement impérieuses je n'ai pu résister à ce flot de paroles que je ne dois qu'à toi, qu'à ton charme et qu'à ta gentillesse.

Je suis bien conscient de t'avoir arraché ta connivence et de ne pas t'avoir demandé quelque approbation mais j'avais envie de vivre cette aventure. Je n'ai pu réfréner cet élan spirituel qui m'a entraîné dans cet enchevêtrement de pensées et de désirs, victime encore du rayonnement de ta beauté.

Pardonne moi de m'être immiscé dans ta vie, je n'avais rien à y faire mais je n'ai pu résister.

Aurais-je le courage d'attendre la sentence ? J'attends maintenant la ciguë finale et salvatrice ...

Après avoir mis a nu mon âme, aurais-je le courage d'affronter ton regard ?


Sentiers Poétiques ©1997 par Vincent Di Sanzo
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