Poésies 2


Oubli

Vivant du milieu, englouti par celui-ci, perdu dans sa chaleur étouffante, dans sa mollesse, insouciant, sans grands vents pour me secouer, j 'en meurs . . , et tu disparais de l'horizon. Ton visage s'est effacé petit à petit et je ne distingue plus que ces quelques larmes derrière cette vitre fumée.

Mon esprit condamné à errer, incompris, délaissé et déçu, prenait le chemin de l'exile, mais c'était compter sans cette force qui l'avait déjà fort mené tout au long de sa vie passée, l'amour, l'amour qui se réveillait et il suffit de tes quelques mots pour que je me retrouve enfin. Rassure-toi, je n'abandonne pas mais la vie est semblable à la mer parfois calme où l'on est noyé de bonheur et parfois agitée où les vagues nous portent, nous secouent et nous submergent.

Je viens de passer une période difficile où je n'étais plus moi-même, mais mon coeur, lui, ne t' a jamais oublié. J' étais devenu un infirme : à force de répéter les mots ils finissent par perdre tout leur sens, ils finissent par s'en vider, ternis, usagés. Ils ont besoin d'un renouvellement. Et ils n'avaient plus aucun sens pour moi.

Mais après ce repos volé, j'ai enfin retrouvé mon intimité perdue, ma tendresse - pour me retrouver comme tu m'aimes, tendre et gentil.


Sentiers Poétiques ©1996 par Vincent Di Sanzo
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