Poésies 1


Galanterie

Charmé par vos airs de surprises et de tendre naiveté
J'ai eu le coeur envahi quand je m'y attendais le moins
Je passerais des heures à regarder briller l'éclat de votre beauté
Jusqu'à ce que la nuit efface l'horizon d'un souvenir souverain.

Comment donner le courage à mon corps hésitant
Si mon coeur m'y poussait davantage peut-être oserais-je ?
Mais il se meurt sous le poids d'un transport étouffant
Et si je sollicite un sentiment bien trop profond comment le saurais-je ?

Votre porte me reste constamment close
Je sais qu'on ne peut contraindre un coeur récalcitrant
Et que je risque la mort par overdose
Mais par pitié laissez-moi être votre amant.

Je ne puis souffrir que vous n'entendiez mes rêves
Et même si je ne mets point de bornes à mes désirs
J'aimerais que nos coeurs signent une trève
L'existence est trop brève pour en mourir.

Je ne sais combler le vide de ses heures passées sans vous
Et pour distraire mon ennui j'écris ces mots là
J'essaie de rendre mes soupirs plus doux
Et je me prends à rêver à surprendre vos pas.

Que ne suis-je né trois siècles plus tôt à mon tour
Mon coeur brûle enflammé de continuelles passions
Je regrette ce temps passé où l'on pouvait déclarer son amour
Même à une femme engagée sans détour ni crainte de question.

Pour peu que l'on ne dépassait les bornes du respect
Et que l'on s'en tienne à écrire un ou deux poèmes ou billet doux
On pouvait au simple titre de galant approcher tout près
Entrer dans la chaîne des amants qui viennent à genoux.

J'aurais aimé cette époque où les vices délicats se nommaient plaisirs
Pardonnez moi mes regards et mes baisers qui n'avaient rien d'innocents
Je ne sais pour quelle raison vous apportez tant de soins à cacher vos désirs
Maintenant vous ne pouvez ignorer mes sentiments.

Je rêve d'un temple où je pourrais vénérer votre beauté
J'aimerai m'incliner aux pieds de vous ma déesse
Je ne demande d'autre récompense que celle de vous plaire avec humilité
Ne laissons pas s'évanouir, sans y goutter, notre jeunesse.

J'espère que vous aurez eu la faiblesse de me lire jusqu'au bout
Je me contenterai de vous adorer en tant que martyr
Acceptez d'être ma muse j'ai tant d'amour pour vous
Faites un pas vers moi au nom d'un de vos sourires.


Sentiers Poétiques ©1996 par Vincent Di Sanzo
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