ELISA MERCOEUR
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Rêverie

Qu'importe qu'en un jour on dépense une vie
Si l'on doit en aimant épuiser tout son coeur,
Et doucement penché sur la coupe remplie
Si l'on doit goûter le nectar du bonheur.

Est il besoin toujours qu'on achève l'année?
Le souffle d'aujourd'hui flétrit la fleur d'hier;
Je ne veux pas de rose inodore et fanée;
C'est assez d'un printemps, je ne veux pas d'hiver.

Une heure vaut un siècle alors qu'elle est passée;
Mais l'ombre n'est jamais une soeur du matin
Je veux me reposer avant d'être lassée;
Je ne veux qu'essayer quelques pas du chemin.


Le Cahier à Spirales ©1996, 1997 par Vincent Di Sanzo
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