Magnet 2


Sourdement
mon âme murmure l'image de l'autre
amant charmeur fugitif
qui promène doucement les fleurs
empoisonne le tourment

Huguette Bertrand - 29 septembre 1997


Doucement l'oeil promène l'image
d'une âme claire
cache ma peine
au bord d'un murmure
sourdement entretient solitaire
les beautés de l'autre
cette douceur du monde
j'étais

Huguette Bertrand - 30 septembre 1997


Je n'arrive pas à trouver!
Je pense qu'il s'agit d'un sonnet mais je ne suis parvenu qu'à ce galimatias :

Assis au bord des eaux d'une claire fontaine
Pour seulement ouïr le murmure plaintif
J'ai l'oeil fixé dessus le printemps fugitif
Qui me semble du monde et l'image et me gène. (???)

Et me représentant ----promène
Pour lamenter l'esprit - d'un amant craintif (?)
----------------------------------------------attentif
Entretient doucement la douceur de ma peine.

Mais si j'étais assis tantôt de cette humeur
J'ai de l'autre côté-----------------------charmeur
Et des beautés--------------------------------mon âme

-----------------------------------------------------------pleurs
-----------------------------------------------------------fleurs
Et je suis sourdement solitaire Madame.

Pour m'aider, j'aurais besoin des renseignements suivants :
* Sont-ce les bonnes rimes?
* Quel est le mot qui suit "monde,"? il commence probablement par une voyelle...
* Comment sont construits les infinitifs "ouïr" et "lamenter"?

Si quelqu'un a de bonnes idées, ou si le modérateur se montre miséricordieux...

Philippe Rommel - 03 octobre 1997


Il s'agit bien d'un sonnet constitué de deux quatrains et de deux tercets, Philippe a retrouvé un vers entier. Les rimes sont bonnes même si les mots ne sont pas toujours bien placés. Le mot qui suit "monde" est exact . Bref c'est un bon début, allez, courage Philippe !

Vincent Di Sanzo - 03 octobre 1997


VERS LIBRES IMAGES

Plaintif
l'oeil murmure des beautés
promène l'image d'une âme solitaire
au-dessus des eaux
peine qui gêne sourdement le monde fugitif
empoisonné

Huguette Bertrand 3 oct. 97


Doucement
l'autre âme cache la peur
me murmure les beautés du monde
fixé au bord de l'oeil attentif
entretient l'image claire
d'un amant qui demeure objet de l'esprit
douceur des eaux

Huguette Bertrand - 5 oct. 97


Tantôt
mon tourment gêne solitaire
le printemps les fleurs
tantôt empoisonne
le côté douceur de l'oeil
fixé au bord de mes eaux

Huguette Bertrand - 5 oct. 97


Voici les deux premiers vers du poème à découvrir :

Assis au bord des eaux d'une claire fontaine (celui que Philippe a trouvé)
J'ai l'oeil fixé dessus et l'esprit attentif (celui que je donne pour vous aider)

Vincent Di Sanzo - 16 novembre 1997


Je propose pour le moment:

Assis au bord des eaux d'une claire fontaine
J'ai l'oeil fixé dessus et l'esprit attentif
Pour seulement ouïr le murmure plaintif
Qui cache sourdement leur tourment et ma peine

Tantôt du côté des eaux je me promène
Et tantôt suis assis, solitaire et craintif
L’un comme l’autre je demeure fugitif,
Mais je n’avise pas l’image de ma gêne.

............................................................
...............................................................
...............................................................

......................................................âme
...............................................................
Entretient la peur de l’autre monde, Madame

J'en suis là ce soir.
Difficile mais vivifiant exercice. Quel plaisir ce petit tableau, nouvel objet de mes tourments :)))

Thierry Lefeuvre, le 24 nov. 97


Bravo Thierry !
pour récompenser votre effort, voici le premier quatrain :

Assis au bord des eaux d'une claire fontaine
J'ai l'oeil fixé dessus et l'esprit attentif
Pour ouïr sourdement leur murmure plaintif
Qui semble lamenter le tourment qui me gêne.

votre second quatrain n'est pas mal non plus, bon courage ;-)

Vincent Di Sanzo - 25 nov. 1997


La solution complète !

Assis au bord des eaux d'une claire fontaine
J'ai l'oeil fixé dessus et l'esprit attentif
Pour ouïr sourdement leur murmure plaintif
Qui semble lamenter le tourment qui me gêne.
Tantôt je suis assis, tantôt je me promène
Et comme si j'étais quelque amant fugitif
Je me cache du monde, et demeure craintif
Pour la peur seulement qu'il connaisse ma peine.
J'ai d'un côté les eaux, et de l'autre les fleurs,
L'un me représentant l'image de mes pleurs,
Et l'autre le printemps des beautés de Madame
Mais je n'avise pas que cet objet charmeur
Entretient doucement ma solitaire humeur,
Et que cette douceur empoisonne mon âme.