Jérôme Delatour


Les mains libres
un jeudi d'avril 1994

Les mains libres liber
L'émain l'émincé
L'hiver
Léman l'aimant livre le poids

La lyre les cordes la main
La Vouivre à lire

L'ivre ment messe


Métropole
avril 1994

ont rougi depuis que je les apprivoise
une geisha une armoise
Bressane en Durandal à tout casser


Colère
23 mars 1994

Il désopile toutes voiles rentrées.
A bord ! à bord ! Samaritain
Echevelé de mes os incrédules
Ciliphage crayeux
Mordore tes ivoires
Hellébore écimée d'ophalisques !


Il y a plusieurs mois
le 9 mai 1994

Amour
Hourd
Ourdi comme
Un Grec a les cheveux
Verts mais
Jaunes quand ils sont
Fanés
Ou mûris


Vieux sequins
28 décembre 1995

Ô sainte Odile
Ta cité est ma citadelle
Et ton sein mon rempart

Soliloque le Magnifique
Un jour y laissa sa quote-part
Que le sot l'y laisse
S'il n'en fait un rempart

La licorde s'étire
Et délie
Les mains qui les fait choir.

Les terribles Alfarades lançaient au destin de terribles espoirs
Où vas-tu ignominieux soleil
Maniez le soc mystique de la charrue

Le soir les boeufs mystiques aussi se ruent sur leur mangeoire à trille basse.
Mais le queux maître en a décidé autrement : " ils seront morts ce soir si Dieu m'entend. "

Pourtant combien de fois avaient-ils retourné les champs de mines
Et rendu à leur patron des services inestimables !
Mais le maître queux comptait déjà dans sa tête à sarcasmes les écus amassés.

Ô rêche peut être ta barbe,
Tu ne connaîtras jamais le vrai prix des choses
Ô combien riche une faisandée de trois faisans,
Ta richesse est intérieure :
C'est le nougat de tes dents


Sentiers Poétiques ©1998 par Vincent Di Sanzo
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