Olivier De Zan


Libre

Me laissant porter par un amour impossible
J'errais dans les rues froides de la cité
Guidé par une flamme indicible,
Mon coeur souffrait de ne point frissonner

Je cessais de vivre pour m'envoler
Au delà de tout lieu, au delà de la vie
Je m'élevais au dessus du monde,
Le corps léger, la pensée lourde

J'emmenais avec moi la liberté d'aimer
Je serrais très fort dans mes bras
L'espoir d'un être cheri, adoré
que n'avais-je pas conquis son âme

Il ne me restait rien à faire, rien à dire
Je n'avais d'autre choix que d'échapper
aux tendres et doux baisers illusoires
que je me promettais de recevoir

Aux douces caresses chimériques
que j'aurais tant aimé prodiguer
C'est ainsi que le corps las, l'âme lourde,
Je disparais de ce monde, corps bas, larme sourde

Je laisse derrière moi toutes les rancoeurs
tous les espoirs, tous les bonheurs
Je suis vide de tout, mon essence libre
pourrait probablement trouver la paix.

Un jour, je me poserai de nouveau
Je regagnerai peut-être la lueur de la vie,
mais je suis la, au dessus de vous, ma tendre
Je guette vos mouvements, vos pensées.

L'amour est bien cruel parfois,
qui ne peut être partagé, je renonce alors
à la vie qui m'est offerte et me plonge
dans la stase de l'inconscience.

Dans l'extase de l'innocence
j'espère renaître un jour,
pour goutter aux plaisirs exquis
de vos étreintes passionnées.

Je remplirai alors mon esprit de la joie
qui m'est refusée et je prendrai sur moi
de vous adorer comme nul autre,
de vous chérir avec passion

De trouver un sens à la vie
De découvrir l'impossible,
De vous offrir le monde
De vous aimer.

Olivier De Zan, le 7 Janvier 1997


Sentiers Poétiques ©1996 par Vincent Di Sanzo
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