Tes paupières closes
Dessine l'espace d'un instant un rêve impudique

Douce mélancolie
De l’heure fanée
Que recueille dans un dernier souffle
La mémoire

Malheureuse !
N’ouvre pas ce coffret de bois
Mes plus fous désirs y sont enfermés

J’ai assisté au suicide de la nuit
Sans rien faire

Journal intime
De tes yeux démaquillés
Au petit matin

L'écume verte roule au gré du vent
Ton corps charmant porté par l'airain

Sur tes lèvres
L’aurore dépose une rosée
Larmes amères
Abreuvoir de mon cœur