Le crépuscule du soir voile mon regard
Je devine entre les lignes des pensées obscures
Qui attendent l'heure ultime d'un premier envol

L'ombre des mots, frêle inquisition de nos mémoires
Avance avec hésitation sur des souvenirs amers
Etouffe inexorablement le cri de nos angoisses

La nuit fertile
Sème des astres lumineux
Sentinelles avancées
Au carrefour de mes rêves fragiles

Fantômes errants
Enveloppés par ta chevelure noire
Vacuité de mes désirs
Pour un fragment de vie

Entends-tu
La litanie singulière
De mes investigations nocturnes
Qui serpentent aux portes
D’un bonheur fugitif

Viendras-tu
A l'enterrement de mes rêves morts