La ville d'Assouan, l'antique Syène, est située aux confins de la Nubie. Le Nil apportant les eaux de l'Afrique se déversait auprès, du haut d'un amas de ganit noir, en une majestueuse cataracte et puis, devant les maisonettes arabes, se calmait soudain, pour se diviser entre des îlots de frâiche verdure où des bois de palmiers balançaient leurs plumets au vent. Assouan était le marché de la première cité antique située sur l'île Eléphantine. Les temples de la cité étaient dédiés à Chnoum et Satet par la reine Hatchepsout.


Nous nous rendons sur l'île Geziret el-Nabatat (l'île aux plantes) pour une promenade romantique dans le jardin botanique crée par le général anglais Kitchener en 1898.

A Assouan s'interromp la vallée fertile pour laisser place au désert.
Ici ou là, sont disposées à l'ombre d'un arbre providentiel, des jarres
salvatrices où coule l'eau précieuse.

Les habitants d'Assouan sont en majorité nubiens et ont conservé
leurs traditions et leurs langues.

Lors d'une balade dans le souk coloré de la ville, alors que nous
recherchions une eau de vie encore plus précieuse, il était là.
J'avais remarqué à l'intérieur de son poignet droit la croix copte
de celui qui allait être notre guide dévoué ...



Tout près d'Assouan les égyptiens exploitaient plusieurs carrières de granit qui fournissaient aux pyramides les innombrables blocs de pierre mais aussi les obélisques des temples. L'obélisque inachevé dans cette carrière a une longueur de 42 mètres. Pour extraire ces blocs, les égyptiens pratiquaient des entailles dans lesquelles ils glissaient des coins de bois qui régulièrement mouillés gonflaient et faisaient éclater la pierre.

Sur le flanc de la colline, juchés sur nos chameaux, nous contemplons Assouan et le Nil pris au piège dans la première cataracte.

A nos pieds une armada de felouques qui assure la traversée pour les visiteurs du mausolée de l'Aga Khan, chef spirituel de la secte musulmane des Ismaéliens.



Le fellah qui dirige notre felouque a bien élégante allure sous sa galabieh dont la couleur emprunte celle du Nil. Beauté tranquille d'une grandeur passée, sourire et hospitalité sont à l'honneur de l'égyptien d'ici.


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Voyage en Egypte © 1997 par Vincent Di Sanzo