La belle Néfertiti, épouse du pharaon Akhenaton.

On ne sait rien des origines de Néfertiti dont la réelle beauté est passée dans la légende grâce à ce célèbre buste.

[Berlin, Agyptisches Museum]

De cette merveilleuse peinture émane toute la grâce féminine
d'alors. La robe en lin blanc, partant en dessous des seins est
maintenue par des bretelles croisées. De nombreux bijoux
parent les bras, les poignets et le cou de l'élégante. 

Mon dieu! Mon époux
Il est plaisant de s'en aller vers l'étang
Ton désir de me voir y descendre
Et de m'y baigner devant toi,
Me réjouit!

Je te laisse voir ma beauté
Dans une tunique de lin royal le plus fin,
Imprégnée d'essences balsamiques,
Et trempée d'huile parfumée.


Cette tête en calcaire de la troublante reine Hatchepsout provient d'une statue
du portique de la terrasse supérieure de Deir el Bahari.

[Musée du Caire]


Quel charme que ces grands yeux en amande et ces sourcils arqués sur ce visage si fin !

Sans aucun doute, elle était une très belle femme, talentueuse et dotée de tout le charme féminin. Mais aussi avec une intelligence hors du commun, une personnalité et une volonté puissantes. Elle eut également la bonne fortune de posséder en Sénènmout un conseiller et chancelier hors paire... L'architecte de Deir el Bahari répétait à profusion les noms de la souveraine, les traçant même par cette écriture déguisée, la cryptographie, propre à les protéger des attaques magiques éventuelles. Il était tentant de préter à la reine de tendres sentiments à l'égard du fidèle des fidèles ...

Steindorff et Seele in La femme au temps des pharaons de Ch. Desroches Noblecourt. 

L'unique, la bien-aimée, la sans pareille;
La plus belle du monde,
Regarde là, semblable à l'étoile brillante de l'an nouveau,
Au seuil d'une belle année.

Celle dont brille la grâce, dont la peau rayonne,
A des yeux au regard clair,
Et des lèvres aux doux parler.
Jamais elle ne prononce une parole superflue.

Elle, dont le cou est long, la poitrine lumineuse,
Possède une chevelure de lapis véritable.
Ses bras surpassent l'éclat de l'or,
Ses doigts sont semblables aux calices de lotus.

Celle dont les reins sont alanguis, et les hanches minces,
Celle dont les jambes défendent la beauté,
Celle dont la démarche est plaine de noblesse,
De son baiser me prend le coeur.

Elle fait que le cou de tous les hommes
Se tourne pour la regarder.
Et chacun, qu'elle salue, est heureux.
Il se sent le premier des jeunes gens.
Lorsque de sa demeure elle sort,
On pense voir celle qui est unique.

Chants de la grande joie du coeur, Chant 1
(trad. S. Schott et P. Kriéger)


La dame Iymérét-Nébés, celle que mon maître
désire
, prêtresse chargée d'entretenir les ardeurs
génésiques du dieu. Sa robe moulante laisse entrevoir
les formes de son corps, la perruque est aussi un
élément de séduction.

[Leyde, Rijksmuseum van Oudheden]


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Voyage en Egypte © 1997 par Vincent Di Sanzo