Louxor est un des sites de l'ancienne ville de Thèbes, métropole spirituelle et politique de l'Egypte antique. Thèbes comprenait les sites de Louxor, de Karnak et, rive gauche, les immenses nécropoles. Homère appelait la ville aux cents portes cette fameuse cité d'Egypte tant était grand le nombre de ses temples. Du Moyen Empire à la fin de l'Antiquité elle fut la ville sacrée du dieu Amon-Rê.


On l'aperçoit le vieux Nil sacré, entre les bosquets de palmiers de ses bords, serpentant comme une coulée de vermeille, qui reste étonnamment pâle, avec même des luisants bleuâtres, à cette heure d'universelle incandescence. Et, sur l'autre rive, d'un bout à l'autre de l'horizon occidental, s'étend la chaîne Libyque: chaîne de calcaire rose, desséchée depuis les origines du monde, sans rivale pour la conservation à perpétuité des morts ...

L'obélisque et la statue de Ramsès II à l'entrée du temple de Louxor.
Cet obélisque est le jumeau de celui, offert par Méhémet Ali à 
Louis-Philippe, qui fut dressé en 1836 sur la place de la Concorde à Paris.

Sol sacré des hiéroglyphes
Et des secrets sacerdotaux,
Je te pleure, ô ma vieille Egypte,
Avec des larmes de granit !

Produit des blancs reflets du sable
Et du soleil toujours trop brillant,
Nul ennui ne t'est comparable,
Spleen lumineux de l'Orient !

Théophile Gautier



La cour de Ramsès II dans le temple d'Amon. Dans la partie sud de la cour alternent colonnes papyformes et colosses de granit rose.

Les colonnades d'Aménophis III (Amenhotep)

Au temple primitif d'Hatchepsout s'est substitué celui d'Aménophis III. 
Le roi a rebâti l'édifice en fine pierre de grès et l'a conçu bien plus haut
et bien plus large qu'avant
.



Colosse de granit noir représentant Ramsès II assis sur son trône,
coiffé de la double couronne.

Ce colosse est en réalité une statue sacrée, il s'agit de la manifestation
du Ka royal, l'aspect divin de la personnalité du roi. Le Ka du roi naît avec lui et l'accompagne dans la tombe.

Le temple est un lieu de connaissance et la connaissance est un vase sphérique de pur cristal, rempli de la Sagesse. Tout l'univers se reflète en cette lentille, et, réuni en faisceau, est alors projeté en images sur les plans des murs. Or, les proportions de ces plans, des colonnes, des salles, des enclos, ainsi que leur disposition, tout cela concourt à guider la pensée dans la lecture de ces images. Le temple, quelqu'ait été son histoire, doit se lire synthétiquement, car son plan, sa forme finale et toutes ses particularités répondent à une symbolique pensée et programmée à l'avance, par delà les vicissitudes de l'histoire.

R.A. Schwaller de Lubicz, "Her-Bak, pois chiche"

Une voie dallée bordée de sphinx à tête humaine
reliait les temples de Louxor et de Karnak .

Dans son état actuel, elle date de Nectanébo Ier.



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Voyage en Egypte © 1997 par Vincent Di Sanzo