La mosquée Mohammed Ali fut élevée entre 1830 et 1857. Ses deux minarets,
de 82 mètres de haut, surplombent la construction massive composée de marbres et d'albâtres.

On la voit de partout, la mosquée de Mehemet Ali, inattendue là-haut avec ses coupoles aplaties en demi-sphère, ses minarets aigus, sa physionomie si purement turque, au-dessus de cette ville arabe qu'elle domine; le prince qui s'y est endormi a voulu qu'elle ressemblât à celles de sa première patrie, et on la croirait rapportée de Stamboul.

Le sanctuaire rappelle, avec plus de magnificence encore, ceux de Mehmet Fatih ou de Chah Zadé: même pénombre sainte, où chaque étroite fenêtre jette par son vitrail un éclat de pierreries; entre les énormes piliers, même écartement excessif laissant plus d'espace libre que dans nos églises, sous des dômes qui ont l'air de tenir un peu par enchantement.

Des parois en étrange marbre blanc zébré de jaune. A terre, des tapis d'un rouge sombre, couvrant tout. Aux voûtes, très ouvragées, rien que des noirs et des ors; sur le noir des fonds, un semis de rosaces d'or, et puis des arabesques, comme des dentelles d'or pesées en bordure. Et d'en haut descendent des milliers de chaînettes dorées, soutenant les innombrables veilleuses pour les prières des soirs.



La mosquée du Sultan Hassan date de la période des mamelouks au milieu du 14ème siècle.

Les mamelouks sont des soldats turcs ou circassiens qui vont soutenir les différents sultans au pouvoir. Outre la stabilité du pouvoir, les mamelouks ont su assurer la prospérité et la grandeur de l'Egypte et du Caire, en particulier.

Le quartier de Khan el-Khalili, ancien caravansérail, est fréquenté autant par les touristes que par les Egyptiens. Véritable curiosité cairote, il est constitué de rues bordées d'échoppes et de boutiques où l'on peut trouver des productions artisanales et des souvenirs.


La nuit tombe. Dans le dédale des ruelles les petites lampes des échoppes allument leurs flammes discrètes.


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Voyage en Egypte © 1997 par Vincent Di Sanzo