Espoir glauque



Espoir, sombre locataire d'une âme aveugle, quand cesseras-tu de ternir le présent, de croître sur la fange de ces souvenirs amers pour mieux la perdre dans tes errements.

Terreau de l'angoisse, flatteur éhonté qui masque nos regrets et nos soupirs, nous laisse seuls dans ces lendemains sans les artifices de tes promesses.

Etincelle fragile au destin éphémère qui farde l'hiver de notre existence, baumes nauséabonds de cette fracture sur laquelle ruminent l'ennui et l'imposture.

Espoir, délire absurde qui exempte la vérité, décor glauque de nos indigences, laisse nous sombrer dans nos malheurs.